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Faut-il automatiser ses tests mobiles ?

Faut-il automatiser ses tests mobiles ?
2 février 2017
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Des dizaines de systèmes d’exploitation, des centaines de fabricants, des milliers de modèles et une périodicité des versions qui va croissante… Se repérer dans la jungle des smartphones et tablettes peut se transformer en véritable casse-tête lorsque l’on doit effectuer des tests mobiles. Et si vous passiez à l’automatisation ?

« Notre but : ne jamais lancer d’applications mobiles en deçà de 4,5 étoiles. Sans exception. Tous les utilisateurs ont accès aux notations. Impossible de cacher la piètre qualité d’une “app” dans le monde du mobile », affiche d’emblée Michael Croghan, architecte en solutions mobiles pour le site américain USA Today. « On peut concevoir une application au design magnifique, si elle bugue, elle recevra de mauvaises notes et les mobinautes iront ailleurs », poursuit l’architecte.

Un constat partagé par une étude récente de deux chercheurs des universités de Hambourg et Munich. Dennis Pagano et Walid Maale ont analysé plus d’un million de notes sur des milliers d’applications Android et iOS. Résultats : plus de 45 % de mauvaises notes sont attribuées en raison d’une mauvaise expérience utilisateur et 30 % à cause de problèmes fonctionnels. C’est dit : les applications mobiles doivent désormais être irréprochables autant sur l’aspect expérience utilisateur que sur l’aspect fonctionnel.

Or, dans le même temps, la montée en puissance de la méthode agile augmente le nombre de versions des applications mobiles, comme le soulignait récemment le vice-président recherche du cabinet Gartner : « Les applications mobiles doivent impérativement être révisées très régulièrement grâce à la méthode agile pour répondre aux exigences des utilisateurs. Ce rythme soutenu représente un challenge considérable pour les équipes opérationnelles et tout pousse à croire qu’il va aller en s’accélérant dans les années à venir. » En somme, la qualité des applications doit s’accroître en même temps que la périodicité des versions doit s’accélérer.

Dans ce contexte, comment effectuer des tests mobiles exigeants et récurrents sur les centaines de modèles du marché et les dizaines de versions d’OS ?

5 iOS et 10 Androids

En moyenne, les spécialistes recommandent de réaliser ses tests mobiles sur cinq appareils iOS et dix Androids. Prenons l’exemple d’une application de m-commerce qui comporterait environ 20 parcours types (rechercher un article, le placer dans le panier, etc.). Chacun de ces parcours doit être testé avec plusieurs valeurs (un nombre d’articles différent dans le panier, par exemple). En somme, pour tester cette application, les développeurs devront réaliser, pour chacun des 15 modèles de smartphones sélectionnés, plus d’une soixantaine de tests.

On comprend, dès lors, le rôle vital de l’automatisation des tests fonctionnels. L’automate de tests enregistre les cas de test et les exécute pour détecter le moindre problème fonctionnel.

Garder la qualité, gagner en agilité

C’est ce que fait notamment l’automate Appium. Ce dernier permet d’exécuter, sur émulateur comme sur device, des tests mobiles Android et iOS. Une manière d’automatiser les tests répétitifs et les tests de non-régression. Ces derniers consistent à vérifier l’essentiel des fonctionnalités sur la nouvelle version d’une application ou après l’ajout des correctifs. Objectif ? S’assurer qu’une mise à jour ne fasse pas revenir l’application en arrière. Ainsi grâce à l’automatisation de ces tests – de plus en plus nombreux – les utilisateurs se concentrent sur des tests complémentaires, à plus forte valeur ajoutée.
 
Pour tester l’expérience utilisateur, vérifier l’ergonomie et la prise en main de l’application mobile, les tests manuels – et l’appréciation humaine – restent, en effet, indispensables. Les recetteurs mettent ainsi toutes leurs compétences à profit au lieu de passer des heures à répéter des tests fonctionnels. C’est une des clés pour que l’entreprise réussisse à l’ère du numérique.